25/02/2007

Sur un plateau de cuivre

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J'ai coupé fils et cordons dans un festival écarlate. J'ai chiffonné de vieilles idoles, massacré mon Olympe et décapité les gens de ma famille.

Les Saturnales ont bien eu lieu, fulgurantes et douloureuses.

Crois moi, je me suis lavée jusqu'aux entrailles.

Je viens à toi brute, le front transparent, je ne connais que des danses macabres et des chants de guerre mais je n’appartiens à personne, aucune nation, aucun homme.

Muse indomptable et œuvre orpheline à toi de me peindre en couleurs.

corps

22:08 Écrit par La Baleine dans Vénus | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/02/2007

L'écrire est inutile, le révéler est dangereux.

Je ne t’embêterai pas avec ma vie car elle n’a d’importance que si elle est mêlée à la tienne.

Je ne t’écrirais pas de poème, je ne te dirais pas que j’aime.

Je serais là dans l’absence et jusqu’au silence, à l’écoute de chacun de tes maux suspendue à ton bon vouloir  dont le mien se nourrit exclusivement.

Tu me verras acquiescer, même aux raisonnements  illogiques, même aux refus  improbables et surtout en société.

Tu ne soupçonneras pas mes insolences qui d’ailleurs n’existent que lorsque je rêve car je  suis totalement inoffensive, aucun regard ne trahira mes pensées rebelles, oui, non, je n’empoissonnerai pas tes têtes de poissons, je ne jouerai pas à te tuer, je ne sais définitivement  pas manier l’épée et ce couteau ne sert qu’à l’art de confectionner tes tartines.

Et comme lois je ne connais que les tiennes, celles qui me comblent indiscutables, celles que tu réinventes, toi qui les établi avec cette justesse qui m’est complètement hermétique.

Ma volonté entre tes mains, ma voix à travers la tienne,  ma vie sans importance, ma tête entre tes cuisses, mon futur dans ta poche, mon désir dans la petite, je suis experte. Experte en ta matière, spécialisée dans la manière de te plaire.

19:53 Écrit par La Baleine dans Vénus | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |