26/10/2009

pot pourri

C'est l'heure du borgne, seul oeil éclairant, s'introspecte paupière, monstre en grotte qui crée des enluminures de sa propre salive sur les parois réticentes de la mère endormie.
C'est l'heure de la digestion des troupeaux, Ulysse éviscère et moi j'emmagasine les métaux lourds dans mes organes, cadavres et reliques des guerres usées. De sacoches d'immondices je deviens trésor. Étirant mes traits comme s'extirpe le chat sous la lumière matinale. Comme s'extirpe le mâle du champs de bataille. Une pluie de sel sur mon front passoire vif et brûlé rappelle le morse de tes cris. Les douleurs de l'enfantement de la moralité. Cinquième roue au carrosse de Noé.
Même au bout des corps il reste l'adaptabilité, l'instinct débile de vie, où croasse le nouveau-né, bulbe vénéneuse, ivre rescapé.
Une voix futile qui s'injecte dans le bras, tend le muscle s'incarne en acte, tombée, rejetée et vomie. Vaut milles mots mon mal. Veni vidi et me suis crevé les yeux, d'avoir trop bu aux lèvres paternelles. Courir violée chez les nymphes et croiser le portrait, devenir tyrannicide, imbibée d'espace, accueillir la foudre, prostrée ou solennelle.
Mercure étira ma peau et envoya mon cuir comme belle lettre à son Aphreusedite. Alea jacta est orientale mineure, moi froid et blanc homme à massue, Apollon de merde. Dixit l'homme des forêts, l'ongle plébiscite le fourreau, le doigt dans la bru, le trône dans l'oeil, je rêve d'être une tortue, un monstre qui mange des fleurs.
Évite la remémoration de l'humidité labiale, évite l'écart entre ses dents et les sons gutturaux ponctuant ses troubles. Évite la rigidité, la rudesse, revient à la paume lisse des mains. Reviens au regard dénoyauté, à la sensation de noyade. Reviens à toi, ramasse tes extrémités et prends le large, car on t'abandonne. Cache toi d'une main la moitié du visage et regarde toi bien en face. Personne ne croira ce que tu as peut-être vu. Aucun témoin et le secret se garde et se change en farce. Aucun païen pour s'attarder sur tes mythes. Tu parles en linéaire A, reine d'un siècle obscur, sans trace, strate vierge, corps marqué d'un amnésique, fille sans chronologie, forme sans fond.

22:10 Écrit par La Baleine dans Saturne | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

De terre heure en urticaire solaire, la ride sur l'oeil gagne en bon terrassier, la fosse qui sillonne, profonde et large, le temps qu'il reste à la vie pour Mû-rire... en seul fruit qui pourrissant à maturité... avortons avorté de ses parents... infanticide "gué-nocide"
Hercules sans massue regarde sur terre son image dans le ciel constellé de coup de feu, chevrotiné et galactique manteau nocturne, où chaque plomb fit un trou pour que derrière en chaque estelle luise la lumière d'ô de là, rideau, la pièce ne se rapièce que dans les rêves des prés-amants... dehors, en vérité, personne n'attend dans la vallée verte...que des chimères adéhènéées et spectrales... crêve mère, crêve père dit l'orphelin sans parentés reconnue... je suis le a et le z de mon propre alphabet, et avec m pour nombril, je finirai par savoir prononcer mon nom.en bon illettré. Des lettres entre ces lettres, personne ne se souvient, pas même moi... ça m'ira...s'écrit avec un S comme soufre, sans étincelle, il est né pour rien...d'un vulcain lunatique et rieur...l'Artifice n'aura pas lieu... vive l'Art... Un "S" et un "P" Sans Peur et sans s'écrit aussi "S" "P" comme post scriptum... l'écrit qui empêche d'en finir une bonne foi pour tous ! La mort aime à perdre son temps quand les hôtes sont de marque... mais la table est vide, le festin n'aura pas lieu, le convives sont décomposés. Belle partition, toutes les musiques s'y lisent mais aucun musicien ne sone plus le corps beau. Bah, fussent-ils digne de chants d'éloges ou de gestes... ils sont l'un et l'autre leur propre compositeur mortuaire. C'est dans la mort que l'on sent la vie, c'est dans l'absence que se sent la présence... laissons la place la pièce suivante, les acteurs ne vous saluent pas !

Écrit par : euh | 28/10/2009

°)

Écrit par : infanticide | 29/10/2009

whish ya have gut fun

Écrit par : infanticide | 31/10/2009

whish ya hav gut fun

Écrit par : infanticide | 31/10/2009

whish ya hav gut fun

Écrit par : infanticide | 31/10/2009

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