25/09/2009

mémoire du cor

C'est l'affaire d'aucun si je prends l'option de me jeter dans l'océan, si mon corps las des traumatismes cherche à dissoudre sa matière dans la morsure du sel. J'ai des scellés sur la peau, comme de grosses piqûres d'abeilles antiques qu'il faut rafraîchir, comme on rafraîchit une mémoire. Quand l'automne pointe, je laisse tomber les armures qui les recouvrent, mes chères plaques étincelantes, les charmeuses de servant. Et c'est la danse folle du chat qui aime l'oiseau.

En parlant de recouvrement, en parlant de couverture, en parlant de ridicule, en parlant de cache-misère, je parle de toi. Je parle de traces comme celles laissées par les escargots, larves sans domicile furetant la soufrière. Celles sur lesquelles tu glisses. Et sur ton séant tu reprendras bien un peu de plomb dans ta farce? Sans gras s'il vous plaît je n'ai pas l'âme généreuse.

Le corps donc, mémorisant les volte-faces de l'esprit, a ses saisons, et se garde peu de faire pleuvoir. Il toque trois fois puis vous défonce le thorax. Taureau furax, machine sensationnelle dépourvue d'idolâtrie, monstre folâtre peu mitigé qu'on aurait grand bien a mystifier, si ce n'est moi qui tend à l'absurde, l'absolution, la teigneuse. La peur a ses saisons que ta raison n'a pas manqué d'ignorer.

20:13 Écrit par La Baleine dans Mercure | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

- DoctOr je perds la mémoire
- Depuis quand?
- Depuis quand quoi?

Écrit par : n | 05/10/2009

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