20/07/2008

Vamos a la playa

L’été n’est plus un ami, mercure en cancer est un brigand matricide, le point culminant de la haine se dissout dans le silence, l’essentiel est fantomatique.

Il serait d’usage de prendre garde aux formes, et ainsi laisser retomber la pierre dans le fond du puit.

La parure orange vif est amère, les quelques mètres de peau flottent pris par les caprices d’un vent timide.

Il n’est plus question que ma volonté échoue dans la répétition d’actes mythiques.

Revoilà l’étendard de l’ennemi qui flotte sous mon nez, dans ses teintes noires, rouges parsemés d’or jaloux, selon le slogan, les hommes savent pourquoi.

Je rêve de me plonger dans les couleurs chaudes, atteindre l’orgasme du nœud, le mécanique qui dissout l’angoisse, car certains corps sont scellés, ce que je sais ne me rend pas meilleure, juste impardonnable, je ne vois pas d’erreur hormis celles de l’interprétation, condamné à jouer à cache-cache avec la vérité commune.

C’est un monde aquatique, ou tout se mêle, je ne vois rien d’autre que ces ondes si lourdes et tumultueuses desquelles je ne saurai m’extraire. Elément miroir à l’infini. L’œuvre n’a jamais cessé d’être complète, tout s’y contient, le linéaire est illusoire, l’œil du cyclone se joue de notre importance.

Les hommes ont tenté de parler sous l’eau et mes bulles sont parties avec les bancs de poissons. Ma robe est dérisoire. L’importance que je vous accorde, même si mon cœur s’élance un instant au dessus des eaux, est dérisoire. Je ne fais rien que je ne puisse être, c’est d’une simplicité rageuse. L’erreur de ma nature est celle d’une majuscule, je ne vois d’importance qu’en mon propre mystère. Et le ministère masculin m’en porte à faux. Je n’ai que des mots à base de gomme arabique, mais je tiens aux tourments de ma mémoire.

L’histoire n’est qu’oignon en ses couches. La mienne, telle une vieille, ridée et yeux azurs.

C’est moi le téléviseur, c’est moi la nomade, c’est moi le poisson, ton épaule est un rocher, je n’aime pas les rivages. Je m’appartiens, adieu censeur, qui m’abandonnant, me rends mon bras. Puisse tu grincer, je m’appartiens, je me reprends, je te laisse échouer.

16:25 Écrit par La Baleine dans Lune | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

today je suis avec toi, en corps, encore.

Écrit par : Mil' | 23/07/2008

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