13/07/2008

Odaelle

Faut-il m’aimer comme on ment à la lune

Retourner son œil solennellement

 

Dans l’orbite présomptueux

 

Le danger environnant parfaitement décapité

 

Oh Préféré de mon Ame

 

Favori de mes entrailles

 

Ma Nature n’est plus défendable

 

J’ai ramé à sec sur les dunes

 

J’ai ravalé ma salive dans une promesse

 

Fais de petites bouteilles élixir de larmes et de sang

 

Ma barque s’envenime à chaque visite de l’éternel

 

Et pourtant je te porte léger dans mes veines

 

Comme un poisson entre deux mondes

 

J’aboie à la lune, j’hulule au soleil

 

Baisant la braise

 

Le crâne parsemé de verre

 

Orientale désorientée

 

Je coule dans le décor

   

Le scarabée écrase son front dans la terre

 

La Noire Sœur pose son pied dans son empreinte

 

Et le voyageur trouve son chemin en suivant mes cris

 

Mon front aura raison de la marée

 

Quand le sable s’enroule autour de mes chevilles

 

Je suis la folle adorée par un essaim d’abeilles

 

Et je nourris mes champs du sang de mes soldats

 

Vois comme le cycle se répète car je suis la Nouvelle

 

Et mon corps suit sa course étoilée

  

Face divisée et profil vivace

 

Je suis le choix et le carrefour de toute vie

 

Je suis le présent et en moi toutes les possibilités

 

Je t’offre mes paumes et mon attention

 

Dans mon ventre grandissent tes ambitions

 

Dans le silence du miroir tu me trouveras

 

Je suis la boiteuse et l’originale

  

 

 

MereArrosee

18:36 Écrit par La Baleine dans Lune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.