29/02/2008

Préface d'un récit bâtard ou Eloge du désordre

La sensation d’inédit d’une vache laitière sur le qui-vive

Passage étroit/éboulement de face/dislocution du prisme lunaire

Voyage dans ton hémisphère caverneux

Invocation d’un système épineux

-le mot du jouir est sarcasme-

Idéologie fasciste et flot sanguin tonitruant

Le cervelet sirupeux porté comme une coupe de gloire à ta gueule d’excentrique

Ta bave étincelante suivant le chemin sinusoïdale de la sueur à mon front

La tonicité du mollusque morveux sur une lèvre morte d’en rire

L’aiguille infectée de mémoire, plantée entre les omoplates

Litige bien ancré, voyage au creux du rien, flammes rénales

Un galeux de chien, un galien de gueux, ventriloque, lymphatique

-le nom du jour qui hante est Tenardier-

Voyante vénitienne nostalgique, amoureuse noyée, névrosée confirmée, niveau 1, tuer la princesse et sauver le dragon- on – off – pause – retour – suite – avancer – gonfler – dégonfler – antigel – de la soude pour les noyés du noyau, les autodégénérés.

Déranger les formes, c’est devenir zoophile

Offrir sa gorge aux fluides sacrés, festin spermatique, c’est se laver les mains à chaque pas

Se rôtir les reins avant chaque esclandre douloureux

Pourquoi s’épile-t-on les dessous de bras depuis qu’ils ne sont plus ballants mais branlants ?

Ici glouglou à coco moutonnière d'essence matriarchieuse, glouinière afrodésertiaque à forte teneur en carbone.

 

 

 

 

poitrine copie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

http://atelier-milady.skynetblogs.be/

 

20:53 Écrit par La Baleine | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/02/2008

fuck u & platon

 27-07-07_2143

C’est un genre de relation macabre, qu’on croyait tissée dans l’évidente réciprocité, calibrée pour la fatalité douloureuse, passée au mixeur du mysticisme le plus cruel, vouée à ne jamais lâcher un fruit.

Le juste prix à payer dira-t-on pour quelques heures à faire poids plume, d’une légèreté inconditionnelle, une suspension temporelle, une clarté interdimensionnelle, l’illusion suprême, celle qui les vaut toutes.

C’est le genre de relation perdue d’avance qui les empoisonne toutes, ou l’on s’empoigne, ou l’on confond le tort et la raison, c’est le genre de relation ou on ne compte plus les points, on se tire dessus simplement par habitude, ou même dans son propre espace vital on se croit en territoire ennemi.

 

Aucune décision existentielle n’a été prise jusqu’à ce jour, aucun constat, aucun dégât, aucune faille n’a été creusée jusqu’à pulluler, aucune horreur de chose, aucun changement, rien de fondamental n’a été touché.  J’attends simplement la réaction de moi-même face à un échec et une erreur retentissants, je soupçonne comme une catastrophe, un rapport de cause à effet, une réaction naturelle…une vague déception en cherchant bien, mais rien de novateur ou d’original en somme.

22:05 Écrit par La Baleine dans Lune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/02/2008

Mémoire de bouche (pour l'oeil droit)

De mémoire de bouche on n’avait jamais honoré l’absence, la réalité n’avait jamais rejeté si sauvagement le fantasme, qui semblait, lui, jaillir d’un monde obscur, sans connaissance de l’être. « Tous les dieux savent que j’affectionne le mouvement, que me figer c’est me tuer.Pourtant je n’ai qu’un centre, un unique point, qui est ma source, et ma chute, d’où devait naître le Silence de l’accompli.» Umarê l’Adoré--On échangera la peau de ta paume contre celle de mon échine, je serai l’étoile du creux de ta main, tu seras le sceau secret protecteur--L’écriture saurait-elle se lasser d’être organique ?L’attachement saurait-il se rompre d’être viscéral ?Il faudra beaucoup d’alcool pour enlever le goût, autant de litres que de lavages de corps, que de machines à linge usées, il faudra à grandes eaux ou a grandes flammes effacer les traces du plaisir volé, puisque la lassitude n’a pas su le faire, les grandes chimies seront nécessaires.Des gorges flamboient de sentiments que la répétition rendra bientôt mièvres et mortels par le commun. Parce que c’est ainsi que l’on fonctionne dans la fosse commune.Ou peut-être que le prétendu sacrifié, plutôt artificier, l’aura tuée dans l’œuf comme il sait si bien le faire avec les œufs en tous genres… Bassesse dis-tu ? Oui j’ai mis bas, l’organe battu comme une possédée, par tes souhaits d’infidèle. J’ai sûrement était espagnole, j’en ai retenu la foi, et l’art des grosses aiguilles.Peut-être que la lâcheté racle les trachées avec une telle intensité que l’enfermement reste la manière la plus digne de vivre. Ton instinct de survie cherche à me tuer, et cette légitimité fait de toi une splendide marionnette du désespoir amoureux.Puis je avoir autant de haine qu’il m’est donné d’en produire, ce ne serait que pour un système que tu as bâti depuis quelques décennies et dont tu as pris soin de huiler les rouages, ma fougue et ma passion, si séduisantes pourtant, ne sauraient le détruire, nous avons le temps et la majorité contre nous. Une étincelle pétrifiée dans un buisson de houx. Je ne suis pas la meilleure oratrice face au doute, je n’ai pas goûté au fruit de la conviction, je ne fais pas partie des justes, je n’ai pas l’aura de ceux qui savent, pas l’ombre d’une consolatrice, je ne suis pas ta mère...rien que la Femme. Le drame me sciait au teint, mais jamais tu ne pourras RESOUDRE, la cécité n’est pas mon apanage, tu mets l’œil en poche, et tu oublies, tu oublies, oublie tu. Car ton bien ne vaut rien, tu es celle qui supporte le monde, le fruit de la division, celle des combats futiles, l’effervescence inappropriée.

22:52 Écrit par La Baleine dans Mars | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |