31/12/2007

Attention

La matière filamenteuse que j’affectionne est un métal issu d’un cœur de bois, un bas de laine, cueilli à la limite entre la nuit et le jour, le jour d’abord, car c’est un fruit.

Quand je me perds je reviens toujours en mon Centre, il est une porte-plaie par laquelle j’entre et je ressort, et il me bat la mesure, sans relativité, aucune.

Première fructivore virtuose, mon appétit est la conséquence de tes distillations interdites, te souviens-tu ?

Dans le labyrinthe de mes entrailles qui se dessinent sur ta paume, peux-tu me retrouver ?

De cœur de glace en océan de plaintes, de partout mes cris sourds surgissent pour te marteler les tempes, depuis que l’oxygène nourrit le feu.

Un fil doré pend à mon tronc, l’animal est en liberté.

20:04 Écrit par La Baleine dans Vénus | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

et on sait combien un fil (doré ou non) s'avère utile, en cas de labyrinthe...

Écrit par : n | 03/01/2008

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