17/10/2007

Ernestin (sans sujet propre)

 

Depuis que le Sel ne ravive plus les plaies :

 

Il glisse sa langue entre vos lèvres, et vous les scelle, par le même geste. C’était l’occasion.

 

Ce n’est pas un secret, c’est une chose poliment ignorée. L’ignorance préserve la santé du groupe, et surtout les groupes qu’il y a dans les individus.

 

Je ne détiens aucune part de ce chien reniflant, marteau à pédale, escaladeur de cathédrale.

Ernestin me fait du rien, une religion, assommant, n’assumant rien d’un amant, désobéissant d’instinct, tenace mollusque.

 

Les odeurs sont des idées qui supplantent mes instincts de conservation.

 

Mon décolleté serait une terre d’asile pour crâne lourd, souvent encasqué, jamais enturbanné.

 

Officieusement je crache sur les toiles, officiellement je me détends.

 

Mes yeux caquètent, mes neurones suçotent les biceps, maman m’empoisonna le pouce, et revoilà l’apesanteur.

 

Les poupées à la fente gonflées me chantent encore l’éternel retour des choses.

 

Je suis celle qui désire, celle qui pense

Je suis la goûteuse, la jouisseuse

Je suis la bonne et la paresseuse

Je suis l’idole et la châtiée

Je suis le dragon, je suis Beya

Je suis l’ivresse, je suis l’extase

Je suis la part et la bouchée

 

21:48 Écrit par La Baleine | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

... 'spèce d'épaisse païenne!!!

Écrit par : Milady | 19/10/2007

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