18/07/2007

Autocombustion

Rejeton babylonien incapable et avide,

Hamster dopé dans sa roue zodiacale,

J’erre entre le bleu hermaphrodite et le blues caféine.

Mon carrosse est perdu dans la forêt,

Usé par les jeux diaboliques des satyres,

Peu importe, le bois brûle.

 

De mes incisions nocturnes,

Il ne cesse de s’échapper des larves,

J’en fais des bijoux métalliques invendables.

Mes contes sont graveleux,

Mon chimerisme frustré,

Mes peintures inachevées,

Peu importe, le temps coule.

 

J’élève un dragon enchaîné à mes hanches,

Les princes ne sont que des facteurs,

Les chymistes d’inutiles souffleurs,

Ma cosmogonie un récit d’erreurs,

L’ennui un fidèle dealer,

Peu importe, le vent souffle.

 

Sous mes pieds j’écris un nom,

J’irradie des kilomètres de goudrons,

Je m’étrangle avec ton prénom,

T’importes peu mon impatience,

Que je tire sur le cordon

Que je me ronge le poignet,

Que je retombe comme un soufflet,

Que je me transforme en bousier,

J’ai bu tes restes jusque la lie,

Quand bien même tu serais limace,

J’ai usé de tous mes artifices,

Comme une dingue folle devant la glace,

Plus rien ne saurait me divertir,

Si tu n’as rien de meilleur

Alors je prendrais le pire.

22:16 Écrit par La Baleine dans Lune | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

si le bois brule, le vent souffle et le temps coule,
nous regarderons bientôt les champs calcinés
les étendues dévastées par l'incendie
et nous parlerons à voix basse,
pour ne pas réveiller le magma primordial
nous dirons ce que nous avons fait de nos violences
et nos paroles partiront en fumée

Écrit par : N. | 20/07/2007

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