06/08/2010

FUCK US

Tordue à moitié de rire et l'autre moitié de douleur.

Je laisse plisser

mais jusque quelle forme de quel temps?

Pas maintenant ni plus tard

A jamais.

 

Tienne

13:24 Écrit par La Baleine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/11/2009

la constance de l'inconstance

-C'est rien. Juste un coup de vent sur les volets. Rendors-toi.

21:29 Écrit par La Baleine dans Mars | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/10/2009

pot pourri

C'est l'heure du borgne, seul oeil éclairant, s'introspecte paupière, monstre en grotte qui crée des enluminures de sa propre salive sur les parois réticentes de la mère endormie.
C'est l'heure de la digestion des troupeaux, Ulysse éviscère et moi j'emmagasine les métaux lourds dans mes organes, cadavres et reliques des guerres usées. De sacoches d'immondices je deviens trésor. Étirant mes traits comme s'extirpe le chat sous la lumière matinale. Comme s'extirpe le mâle du champs de bataille. Une pluie de sel sur mon front passoire vif et brûlé rappelle le morse de tes cris. Les douleurs de l'enfantement de la moralité. Cinquième roue au carrosse de Noé.
Même au bout des corps il reste l'adaptabilité, l'instinct débile de vie, où croasse le nouveau-né, bulbe vénéneuse, ivre rescapé.
Une voix futile qui s'injecte dans le bras, tend le muscle s'incarne en acte, tombée, rejetée et vomie. Vaut milles mots mon mal. Veni vidi et me suis crevé les yeux, d'avoir trop bu aux lèvres paternelles. Courir violée chez les nymphes et croiser le portrait, devenir tyrannicide, imbibée d'espace, accueillir la foudre, prostrée ou solennelle.
Mercure étira ma peau et envoya mon cuir comme belle lettre à son Aphreusedite. Alea jacta est orientale mineure, moi froid et blanc homme à massue, Apollon de merde. Dixit l'homme des forêts, l'ongle plébiscite le fourreau, le doigt dans la bru, le trône dans l'oeil, je rêve d'être une tortue, un monstre qui mange des fleurs.
Évite la remémoration de l'humidité labiale, évite l'écart entre ses dents et les sons gutturaux ponctuant ses troubles. Évite la rigidité, la rudesse, revient à la paume lisse des mains. Reviens au regard dénoyauté, à la sensation de noyade. Reviens à toi, ramasse tes extrémités et prends le large, car on t'abandonne. Cache toi d'une main la moitié du visage et regarde toi bien en face. Personne ne croira ce que tu as peut-être vu. Aucun témoin et le secret se garde et se change en farce. Aucun païen pour s'attarder sur tes mythes. Tu parles en linéaire A, reine d'un siècle obscur, sans trace, strate vierge, corps marqué d'un amnésique, fille sans chronologie, forme sans fond.

22:10 Écrit par La Baleine dans Saturne | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |